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Disparition du mandat de syndic entre la convocation et l’assemblée générale

Pour apprécier la validité de l’assemblée générale, il importe peu de constater l’expiration du mandat de syndic au jour de la tenue de la réunion ou au jour de la réception des convocations. Le syndic doit être en exercice lors de l’envoi des lettres recommandées.

par Nicolas Le Rudulierle 30 octobre 2017

Un couple de copropriétaires contestait la validité de deux assemblées générales en se fondant sur la disparition des pouvoirs du syndic au jour de la tenue des réunions. La convocation à l’assemblée générale du 1er décembre 2011 résultait d’une lettre recommandée avec accusé de réception envoyée le 26 octobre de la même année et réceptionnée par le couple le 29 octobre. Le mandat du syndic ayant expiré entretemps, le 28 octobre, il était argué de l’invalidité de l’assemblée générale de 2011.

La contestation de la seconde assemblée générale intervenue en juin 2012 reposait sur la solution dégagée par la Cour de cassation au début des années 2000 en vertu de laquelle, si la nullité n’est pas de plein droit en cas de convocation faite par un syndic dont le mandat a expiré, l’assemblée générale demeure « annulable » (Civ. 3e, 3 mars 2004, n° 02-15.091, D. 2004. 924 ; 8 juin 2005, n° 04-12.515, Dalloz...

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